Concerto pour bulles savonneuses

Pep Bou

« Clair de Lune », c’est le nom d’un spectacle surprenant qui s’est déroulé en décembre au Grand T à Nantes. Mes petits enfants ayant loué « Il était une fois dans le Bronx », j’ai été contrainte de passer la soirée devant le téléviseur mais cela ne m’a pas empêché de lire les nombreuses critiques de la prestation de Pep Bou.

Pe Bou

Imaginez une scène obscure avec en son centre un homme, Pep Bou, qui crée d’impressionnantes bulles de savons rythmées par des classiques du répertoire classique joué par le pianiste Jordi Maso. Cet univers éphémère de bulles, Pep Bou le classe dans son langage unique « théâtro-visuel ». Habitué à fermer les yeux pour apprécier l’intégralité d’une composition, l’artiste catalan bouscule notre approche de la musique classique en invitant notre regard à participer au spectacle.

Lejean

Par Marinette Grimoire

2007 : le retour des légendes


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Par Doc’ Petibon

Bonjour, France aimée! Me voici de retour après ce qui m’a semblé être une éternité ! Après The Police, Genesis, Led Zeppelin, Smashing Pumpkins, The Eagles, Rage Against The Machine, Take That, les Musclés… c’est au tour des chroniqueurs chatoyants que nous sommes de se retrouver pour écrire une nouvelle page de l’Histoire musicale. En effet, 2007 a été l’année des reformations de groupes mythiques (même les Spice Girls s’y sont mis…).

Mais alors : « Pourquoi agissent-ils de la sorte, et pourquoi diantre le font-ils quasi simultanément? », me demanderez-vous. Pour la gloire ? Certainement pas, ces groupes ayant déjà atteint le statut de légendes pour la plupart. Pour l’argent ? C’est déjà plus probable. Même les plus jeunes d’entre vous se souviennent de l’innommable reformation des Pixies, ayant donné lieu à des concerts bâclés et à un dvd plus que dispensable. Pour rappel, ce sont ces mêmes Pixies qui avaient annoncé à leur séparation que si d’aventure ils se reformaient, ce serait pour l’argent.

Ceci dit, la principale raison de tout ce remue-ménage est certainement la dépendance à l’adulation du public. En effet, aucun des membres des groupes précités n’a connu la même ferveur populaire lors de leurs pérégrinations solitaires ultérieures. Mis à part Robbie Williams des Take That, mais lui, je pense qu’il le fait parce qu’il a perdu un pari. Quel parfum enivrant que celui du pouvoir ! Voir des dizaines de milliers de personnes affluer à ses concerts (la plupart de ses reformations donnent lieu à des concerts dans des stades), scander les paroles en chœur, hurler sauvagement, applaudir à tout rompre, se donner corps et âme à vous, voilà qui doit être une expérience bigrement plaisante à revivre.

J’ai moi-même connu cela lors de mon retour en France il y a peu, mais je vous en dirais plus lors d’un prochain billet. En attendant, je vous recommande chaudement ce site si vous aimez le jambon. À la revoyure, les kids !

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Une histoire pas prête à mousser

« Pour vivre heureux vivons cachés », moi qui croyais tellement fort en cette expression, je pense qu’à présent que je peux la jeter aux oubliettes ! Il faut savoir vivre avec son temps et accepter qu’aujourd’hui les gens aspirent à un quotidien aussi transparent que du verre.

 

Patricia Arguelles semble m’avoir prise aux mots en tentant l’incroyable expérience de composer pendant une semaine dans une bulle de verre sur la place publique de Madrid.

7 días en una jaula de cristal

You Tube posté par leonorwatling

 

Mais quelle mouche l’a piqué ? Au-delà du coup médiatique de l’action, cette démarche vise à montrer comment une jeune violoniste espagnole mange, dort et travail tout en préservant bien évidement son intimité (la salle de bain a été caché au public). Loin de déranger l’artiste, cette exhibition publique serait une métaphore du net en montrant l’impact du public dans le processus de création d’un artiste. Via un site communautaire, les fans ont pu dialoguer avec Patricia et suivre son travail en direct.

Espérons que la jeune violoniste a pu s’accorder avec harmonie à son public.

 

Lejean

 

 Par Marinette Grimoire

Publié dans: on décembre 3, 2007 at 5:00 Laisser un commentaire
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Leguman, super star du potager ?

The Vegetable Orchestra

Clin d’œil sur un groupe fertile en pleine croissance : j’ai nommé « The Vegetable Orchestra ». Que peut-il bien se cacher derrière cet intriguant patronyme ? Car ce groupe forme belle et bien une petite famille de onze personnages, onze musiciens, jardiniers dans l’âme pour sûr, qui s’expriment dans la langue des fruits et légumes de nos potagers chéris.

Eh oui, ce gang fondée en 1998 renouvelle à chaque concerto sa panoplie de légumes (frais) afin de nous proposer une pièce subtile et atmosphérique, envahit d’innombrables petits bruits et cliquetis en tous genres. La musique qui en ressort est plutôt minimal mais comment ne pas rester admiratif devant cette leçon de cuisine auditive.

Cette expérience instrumentale peut être comparé à d’autres formes musicales qui vont à la découverte de nouveaux moyens d’aborder la musique, employant ainsi des instruments accessibles à tous, peu coûteux voir gratuits. La voix reste reine dans ce registre : polyphonie, chants diphoniques, beat box,… On pourra citer notamment (et parmi un grand nombre d’artistes) le groupe Bauchklang, dans ce dernier registre, qui manie avec finesse l’art de construire, d’assembler et d’imiter différentes formes instrumentales simplement à l’aide de la voix. Coïncidence ? Bauchklang est également autrichien. Auraient-ils l’art de la débrouille dans le sang ces montagnards ?

En vue de l’expansion de ses nouvelles formes musicales, il ne me reste plus qu’à prôner : « viva la musique pour tous, accessible à tous et sous toutes ses facettes! »

The Vegetable Orchestra en concert aux transmusicales de Rennes 2007, le 8 décembre.

Publié dans: on novembre 29, 2007 at 3:05 Laisser un commentaire