« Je suis sur que tu chantes comme une merde »

Une atmosphère contestataire règne ces derniers jours sur notre douce France. J’ai donc envie à mon tour d’envoyer ma pantoufle sur la télévision lorsque je vois des émissions telles que Pop Star ou la Star Academy. Un peu comme au supermarché, on choisit avant tout les produits avec un joli packaging qui ne seront pas trop infecte à manger.

 

Pour les mauvaises graines qui ne correspondraient pas aux critères, ils peuvent tisser leur toile sur le net ou mourir de faim et de rage pour être écouté comme Benoît Doremus.

Son style unique, son charisme, son amour des mots et sa personnalité font de lui un artiste avec un grand A. Cet auteur compositeur exprime sa rage de vivre en musique. Sa grande maturité artistique lui permettent de se mettre à nu et d’assumer pleinement son style : « j’écris faux, je chante de la main gauche ». Qu’on aime ou pas le style de Benito, on ne peut qu’applaudir le génie et l’audace de ce jeune garçon que l’on compare souvent à Eminem pour sa colère et Renaud pour sa prose. C’est d’ailleurs Renaud qui lui offre un avenir prometteur après une rencontre surprenante dans un bar : « je suis sur que tu chantes comme une merde et que tes paroles sont pourries ».

Benoit Doremus – J’écris faux, je chante de la main gauche

You Tube posté par MusiqueEvous

Son premier album, « jeunesse se passe, », à peine sortie voilà le petit prodige déjà en tournée.

La révélation artistique du moment à encore la tête pleine de rêves pour son avenir : « je me paierai des putes de luxe à Los Angeles, je critiquerai ce que font les jeunes, je ne chanterai pas pour les Enfoirés, je traverserai Paris en ambulance privée pour être à l’heure aux émissions de télé que je quitterai au beau milieu en gueulant, je sortirai des Best of pour me la couler douce, je donnerai mon nom à mon ancien lycée, je survivrai à deux tentatives d’assassinat. Et j’aurai chaque jour que Dieu fait un sourire grand comme ça de pouvoir enfin vivre de mes chansons ! »…comme dirait Renaud « Bravo p’tit con ! »

 

 

Par Marinette Grimoire

 

Publié dans: on décembre 3, 2007 at 5:14 Laisser un commentaire
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Le MIYelle et les abeilles

M.I.AYELLE

Décidément l’invasion « fluo mania » ne cesse de s’étendre, de s’accoupler au gré du temps. Les années disco sont derrière nous mais son ombre nous hante toujours, reboostée par une énergie à revendre. Cela ne me rajeunit pas, ma pauvre existence prenant ainsi un sacré coup de fouet, mais cette émulation ne cesse pourtant d’émoustiller ma singulière moustache et mes derniers cheveux gris.

Au menu de ce festin royal, MIA et Yelle se partage le podium, la cerise sur le gâteau, égéries d’une génération branchée, dévergondée, libérée.

Le destin faisant bien les choses, lors de leur tournée austral(ienne) respective, la première a proposé à l’autre un projet atypique, ambitieux. Quoi de plus congratulant que de se livrer à une expérience innovante, j’en sais quelque chose, croyez-moi.

Yelle et MIA, sous la tutelle de l’association organisatrice « Heaps Decent », ont donc travaillé ensemble sur un atelier musical en direction des pensionnaires d’une prison australienne pour jeunes demoiselles, l’idée étant de créer un morceau et de le diffuser sur Itunes dans l’objectif de leur collecter des fonds.

Ces pensionnaires ont donc chacune enregistré un couplet, les « fluo-girls » réalisant ainsi le refrain. La musique fut quant à elle laissée aux commandes de ces messieurs Tepr et GrandMarnier (musiciens attitrés de Yelle).

Un grand bravo pour cette belle histoire humaniste, en attendant le résultat à l’écoute. Alors soyez près à l’invasion fluorescente qui éclairera votre chemin dans les moments les plus obscures de votre existence.

Publié dans: on novembre 29, 2007 at 3:00 Laisser un commentaire