Clin d’œil sur un groupe fertile en pleine croissance : j’ai nommé « The Vegetable Orchestra ». Que peut-il bien se cacher derrière cet intriguant patronyme ? Car ce groupe forme belle et bien une petite famille de onze personnages, onze musiciens, jardiniers dans l’âme pour sûr, qui s’expriment dans la langue des fruits et légumes de nos potagers chéris.
Eh oui, ce gang fondée en 1998 renouvelle à chaque concerto sa panoplie de légumes (frais) afin de nous proposer une pièce subtile et atmosphérique, envahit d’innombrables petits bruits et cliquetis en tous genres. La musique qui en ressort est plutôt minimal mais comment ne pas rester admiratif devant cette leçon de cuisine auditive.
Cette expérience instrumentale peut être comparé à d’autres formes musicales qui vont à la découverte de nouveaux moyens d’aborder la musique, employant ainsi des instruments accessibles à tous, peu coûteux voir gratuits. La voix reste reine dans ce registre : polyphonie, chants diphoniques, beat box,… On pourra citer notamment (et parmi un grand nombre d’artistes) le groupe Bauchklang, dans ce dernier registre, qui manie avec finesse l’art de construire, d’assembler et d’imiter différentes formes instrumentales simplement à l’aide de la voix. Coïncidence ? Bauchklang est également autrichien. Auraient-ils l’art de la débrouille dans le sang ces montagnards ?
En vue de l’expansion de ses nouvelles formes musicales, il ne me reste plus qu’à prôner : « viva la musique pour tous, accessible à tous et sous toutes ses facettes! »
The Vegetable Orchestra en concert aux transmusicales de Rennes 2007, le 8 décembre.