Seul groupe du rock alternatif des 80’s a avoir survécu, Les Wampas constituent un OMNI (Objet Musical Non Identifié) dans le rock français. Nominés “révélation de l’année” aux Victoires de la Musique en 2004 après des années de bons et loyaux services au rock, les Wampas n’ont pas toujours été reconnus comme il se doit, sabre de bois. Qu’importe, ils sont là pour le rock’n roll et rien d’autre. Votre serviteur a interrogé Didier Wampas, compositeur et membre fondateur du groupe, à l’occasion de la sortie du DVD For The Rock Vol. 2.
Monsieur Wampas, comment expliquez-vous que Les Wampas ne vendent pas de millions de disques alors que tout le monde vous connaît ?
J’en sais rien… Il y a Chirac En Prison qui a fait pas mal de bruit. Ça fait 23 ans qu’on existe, alors, à force… Et puis, on a des positions souvent différentes des autres artistes.
Trouvez-vous dommage que vos chansons les plus populaires parlent d’autres gens connus ?
Le truc, c’est que tu ne peux pas choisir ni savoir ce que les gens vont retenir de toi… et c’est pas plus mal. Même Madonna peut sortir un album et se planter. C’est incontrôlable, alors je ne me demande pas ce qu’on va penser de moi.
Vous écrivez beaucoup de chansons d’amour. Par contre, dans Le Dictionnaire Bordélique des Wampas, il est écrit que vous avez frappé la compagne du chanteur de Kyo…
C’est par rapport aux Victoires de la Musique où on avait dit qu’on ne les aimait pas. En fait, on jouait un soir et je vois un gars dans le balcon de la salle qui me fait un doigt et qui me balance son verre de vodka à la gueule. Là, je reconnais que c’est le chanteur de Kyo ! Je suis devenu fou, j’ai pris mon pied de micro entre les dents et je l’ai poursuivi jusque dans le couloir. Il faisait noir, j’ai confondu et c’est tombé sur sa copine…
Tout cela n’est pas très romantique…
Peut-être que si (rires!).
Si vous faisiez une symphonie, comment s’appellerait-elle ?
Malheureusement, c’est pas possible. Déjà que j’ai du mal à jouer de la guitare. Je ne joue qu’avec deux doigts.
Parlons de vos textes, de vos « lyrics », comme disent les jeunes. Cette histoire de punks qui vendent des crêpes contre l’avortement, dans la chanson ‘Patrick’, est-elle vraie ?
Oui, oui ! J’ai vu ça à Boston pendant la convention démocrate. C’était spécial…
Je vais surement paraître casanier avec cette prochaine question. Advienne que pourra, je me lance ! Ne feriez-vous pas du rock pour garder l’insouciance de l’enfance ?
Oui, c’est pour ça ! Après, pour certains, ça devient un métier, ils entrent dans un carcan et perdent l’insouciance. C’est pour ça que je travaille toujours à la RATP. J’ai pas besoin du rock pour vivre. Je me fous des maisons de disques et des ventes de cd’s.
Didier Wampas ne serait-il pas Peter Pan avec une crête ?
Peut-être (rires!).
Un grand poutou à Didier Wampas et à Caroline d’Atmosphériques