Devendra Banhart en plein revival hippie

Devendra Banhart

A l’heure où l’on célèbre les 40 ans du Summer of love, à quelques kilomètres de là quelqu’un qui a juste l’âge de pouvoir être le fils d’un de ces hippies des années 60, revit cette époque légendaire musicalement parlant.

Devendra Banhart vient de finir d’enregistrer son cinquième album (à 26 ans !) et commence à le promouvoir sur scène. Le hasard et la géographie font parfois bien les choses : c’est non loin de la maison dans laquelle Neil Young enregistra il y a plus de trente-cinq ans que Devendra Banhart a récemment choisi la sienne, dans les collines du nord de Los Angeles pour façonner « Smokey Rolls down Thunder Canyon ».

Il prouve aujourd’hui qu’il est bien plus que le grand gourou du pseudo-renouveau folk dont on lui a confié le rôle, mais plus largement un éminent monsieur de la world-music, chaque titre ici semblant rendre hommage à un pays, à une culture.

De la samba de l’Amérique latine de son enfance au doo-wop noir américain, Banhart confirme ici qu’il n’a ni patrie ni nationalité mais, au contraire, une infinie et luxuriante multitude de racines. Le premier titre, bien qu’interprété en espagnol, rappelle aussi, avec ses cordes vaporeuses comme échappées d’une kora, le lien qu’entrelacent les musiques d’Afrique et celles de Chine.

Enregistré avec ce qui semble être les simples moyens du bord, le son qui émane de l’ensemble évoque plus une vieille cassette audio qu’un lecteur MP3. « Smokey Rolls down Thunder Canyon » apparaît pourtant aussi comme le premier des albums de Devendra Banhart à préférer à la sobriété folk une exubérante parure d’instruments vintage. Tout ça fait de lui l’authentique disque de ce qu’on appelle aujourd’hui le revival hippie mené de mains de maître par des jeunes d’une vingtaine d’années.

Maître Grallion Charles-André
Maître Graillon

“Magister Dixit”

Publié dans: on novembre 7, 2007 at 11:04 Laisser un commentaire
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Le retour (encore) des Happy Mondays

 

Happy Mondays 1990 Happy Mondays 2007

 

Le groupe au combien mythique de Manchester rendu célèbre pour sa musique novatrice et indescriptible est de retour dans l’industrie musicale. Formé en 1985 autour du noyau dur que sont Shaun et Bez, les Happys Mondays forment les dignes représentants de la scène “Madchester” de la fin des années 80, associant rock, drogues et excès en tous genres.

Leur univers décalé, volontiers dansant, et porté par les mélodies vocales, a envahi les clubs et les pistes de danse du monde entier. Cette culture rave personnifiée par Shaun Ryder amorcera la fusion du rock et de l’électro/house/techno qui sera repris depuis par de nombreux anglo-saxons tel Kasabian, où encore les tout jeunes Klaxons.

Happy Mondays a connu plusieurs séparations et reformations depuis 1992. Le chanteur Shaun Ryder et le danseur Bez sont cependant restés sous les projecteurs avec de nombreux projets musicaux collaborations en tout genre.

En 2007, les Happy Mondays se sont reformés pour livrer l’album « Uncle Dysfunktional », leur premier album studio depuis 1992. Cet opus marque le retour d’une musique qui fit la part belle à la paillardise et la libération scandaleuse des corps de la jeunesse de la fin des années 80.

Afin de revenir en grande pompes en plus de la sortie de ce nouvel album, les Happy Mondays sont partis à la rencontre du public anglais. Il s’agit là de leur première tournée depuis l’an 2000. Et enfin pour la France, les idoles de la génération « Madchester » seront à l’affiche des vingt ans du festival des Inrockuptibles le 8 novembre à Paris.

A vous donc de juger sur disque et sur scène, ces trouble-fêtes qui ont vieilli mais qui ne se sont pas du tout assagis

Maître GRAILLON Charles-André
Maître GRAILLON

Magister Dixit